Mustapha préfère les mots aux coups de poing
TV Grandes Chaines - Semaine du 15 au 28 juillet
Après Jamel et Cartouche, voici le nouveau phénomène. Recruté par Laurent Ruquier, on le verra à la rentrée dans "On a tout essayé". Rencontre avec un tchatcheur hors pair.
A l'instar de Jamel Debbouze, Mustapha, jeune humoriste de 20 ans, brille dans l'improvisation et le stand-up. Son spectacle au Théâtre Le Temple a affiché complet pendant six mois.
Sur scène depuis janvier, déjà sur Europe 1 et à l'automne sur France 2 avec Laurent Ruquier. Que vous souhaiter de plus ?
Rien. Je vis un conte de fées. J'ai aussi un projet de cinéma avec Chris Nahon [le réalisateur du Baiser mortel du dragon et de L'Empire des loups, ndlr]. J'ai eu beaucoup de chance. Peut-être parce que j'ai toujours préféré les mots aux coups de poing, que je trouve plus percutants.
Comment vous a-t-on découvert ?
Au cours d'un casting pour la chaîne marocaine 2M. Je venais d'obtenir mon bac. L'émission à laquelle j'ai participé a cartonné. Ils m'ont gardé pour jouer dans une sitcom diffusée pendant le Ramadan. Là-bas, c'est comme à Barbès, je suis une star ! En France, je ne séduis pas que les Beurs, mais des gens de tous les milieux.
Pourquoi cette attirance pour le stand-up, ce one-man show où l'artiste prend le public à témoin ?
L'efficacité. Dans le rapport « vanne-prix », tu es super gagnant. Pour chaque phrase, tu as une vanne. Le but, c'est de donner l'impression que tu improvises, alors que tout est écrit. Moi, j'ai été élevé aux premières parties de spectacle : tu as vingt minutes pour accrocher et prouver que tu es drôle.
La télévision, c'est un aboutissement ou un défi ?
Je veux d'abord faire une bonne saison chez Ruquier. Le deal, c'est deux interventions par semaine sous forme de sketchs. Drôles, si possible ! Trois minutes à la télé, c'est un beau cadeau. Mais ma vraie passion, c'est la scène. Je vais d'ailleurs reprendre mon one-man show à la rentrée.
PROPOS RECUEILLIS PAR SOPHIE PATOIS